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La vie est littérature

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La Fontaine, Lao-tsi, Lautréamont, Rabelais, Pascal, Lucrèce, Kafka, Beckett, Huysmans, Jarry, Artaud :
ils sont tous là, à parler morale, amour, rêve, magie, angoisse ou folie au gré des voyages imaginaires, dans le grand festin de l’écriture, entre la philosophie modeste et le regard amusé sur les choses, le lyrisme, le fantastique ou le surréalisme.


A l’heure du pastiche


Entre les mots, entre l’éveil


Ecce Homo


L’esprit du temps


Récit au fond


Bestiaire archéo-surréaliste


Fables de Narbonne


L’amour en 50 leçons


La vie secrète des objets

Elle est partie avec un autre ;
l’impression d’être veuf avant l’heure.

On a toujours besoin d’un plus petit que soi !
sauf que, parfois,
le gros ne peut s’empêcher de manger le petit.
Problème.
Ça y est, j’y suis !
la mouche doit savoir alors se faire aussi grosse que le bœuf !

La vie ne cesse de nous surprendre :
durant de longues périodes,
on peut s’imaginer être devenus de purs esprits ;
et puis un jour, allez savoir pourquoi,
la libido apparaît ;
au début on la croit éphémère,
mais c’est la boîte de Pandore qu’on a ouverte !

Idem pour l’imagination :
quand on ouvre le mystérieux coffret,
on ouvre à l’infini ;
ça déborde tellement de partout que,
si on ne structure pas un tant soit peu
avec des pratiques artistiques par exemple,
on peut craindre l’asile.

« Un dernier vœu, Monsieur mon bourreau ?
Mourir en état d’érection !
- Impossible ! Chez nous on ne pratique pas la pendaison !
- Et je refuse la pilule bleue...
Mais une confession bien salace ?
- Arrangez-vous avec le prêtre ! »

Après avoir maudit toute la terre,
tu n’as plus qu’à te maudire toi-même.

Un jour, je me débattais seul
au sujet du cerveau gauche et du cerveau droit ;
avec le plus grand sérieux,
je me disais que c’était un peu comme les deux pieds !
on peut se servir de l’un
puis de l’autre ,
ou des deux en même temps !
mais mon raisonnement a trébuché.

Mon bavardage est tellement ennuyeux
que je ne m’écoute plus moi-même.

Le corps est une métaphore du destin :
on fait avec ce qu’on a !

Le plus emmerdant pour un voyeur
c’est qu’après s’être rincé l’œil,
il doit attendre que ça sèche.

Décidément, le langage recèle d’étranges curiosités.
Ainsi, on dit « tomber amoureux »,
alors que, dans notre monde romantique,
l’amour est censé porter vers l’élévation.
De même pour l’expression « avoir la science infuse » ;
on imagine alors un cerveau
ayant suffisamment baigné dans un savoir liquide
pour en ressortir en forme d’encyclopédie...
Quand on vous dit que la langue est un organisme vivant !
et, comme tout organisme vivant,
elle peut dériver dans les directions les plus insolites,
les plus imprévues.

SOS-Suicide communique :
« Rien ne sert de mourir,
il faut partir à point ».

Si on ne peut pas rattraper son passé,
on peut toujours courir après son futur.

Dieu n’existe pas, c’est entendu ;
mais s’il existait,
est-ce que ce serait moins le bazar ?

Partager sa solitude ?
Non ! pas possible :
réfléchissez.

Aujourd’hui, quand on a un soucis,
on se « prend la tête » ;
le problème après coup
c’est de la remettre à sa place.

Tu l’imagines dans les bras d’un autre
et tu souffres ;
amour, passion, possession ;
quel nom donner à ce sentiment exalté, irrépressible, destructeur :
humain/inhumain ?

Je ne suis pas né coupable,
je suis coupable d’être né !
Un grand pas dans ma thérapie.

Avez-vous déjà arrêté un délit de fuite ?
Non ? mon plombier non plus !

Dans évidence, il y a vide :
tout le message du bouddha est là.

L’existence est épuisante ;
la mort aussi, mais seulement quand on y pense.

Ne pas parler la bouche pleine
...de mots acides ;
ça donne mauvaise haleine.

« Si je peux me permettre... »,
« A mon humble avis... »,
« Je pense que vous serez d’accord avec moi pour... »,
etc.
Je pense que vous serez d’accord avec moi pour
...vous méfier des phrases qui commencent comme ça.

On ne se débarrasse pas si facilement de ses souvenirs d’enfance ;
« Non merci ! pas intéressé ! »
On les sort par la porte
et ils rentrent par les fenêtres.

Il y a les conditions du bonheur
(qui dépendent de soi et de la chance)
mais aussi le goût du bonheur :
là, dites-vous que l’appétit peut aussi venir en mangeant.

Il y a ceux qui ont la chance d’avoir une vie sympa ;
pour d’autres, c’est pas vraiment ça ;
dans les deux cas, exister c’est épuisant.

Arme blanche : oxymore.

J’ai toujours soupçonné la musique de chambre
d’avoir une petite idée derrière la tête.

Le populiste peut être patient ;
il malaxe les molles amertumes
jusqu’à en faire une bonne grosse pâte de haine.

Vieille tragédie existentielle : vivre l’éphémère
mais comme des éternels.

Le meilleur est comme le pire ,
et comme le pire est toujours possible...

Le meilleur est souvent l’ennemi du bien ;
mais le pire est toujours l’ami du mal.

A force de fuir les temps morts,
on n’a plus de temps pour la vie.

Et un « temps mort », c’est quoi ?

Y’a pas de sot métier ;
antiphrase pour : On n’a pas souvent le choix de sa profession ;
ou : Particulièrement en temps de crise, je prends vraiment ce qui se présente !

Marcel Duchamp a vraiment semé sa graine
et ses bâtards ne manquent pas :
insolents hier, redondants et indolents aujourd’hui ;
plus rien d’étrange, sauf le rien !
« Mais le rien c’est déjà beaucoup ! » disent en choeur les critiques,
payés pour dire quelque chose...

Même les muets peuvent hurler !
Apprenez à écoutez !

Ironie du sort : certaines expressions n’ont pas d’équivalent ;
essayez pour voir « Sarcasme du destin »
ou « Bizarrerie de l’existence »...
Ironie de la langue !

La culpabilité, un vrai poison ;
ça commence dans la sphère familiale,
ça continue avec le catéchisme et autre morale sociale ;
si encore ça permettait d’avancer ;
mais c’est tout le contraire !

La plupart tentent d’explorer le corps de l’autre ;
contente-toi de l’implorer.

Je m’imaginais répondant à une interview :
« Homo, moi ? j’aime trop la différence ! »
Mais la pensée va où elle veut
et bientôt je me rends compte des limites du raisonnement :
parce que d’une part, l’autre (y compris du même sexe) reste toujours infiniment différent : il est un univers autre ! une aventure !
et que d’autre part, je ne sais que dire du fétichisme, de la pédophilie ou de la zoophilie ; et quand on pense aux folles expériences de Zeus et Krishna !
Heureusement que personne ne lira cette interview.

Je vais lui dire « Problématique politique...blabla... Dans ce domaine, tu es plutôt sectaire...blabla... »
Non ! je vois bien un « Du point de vue de la psychologie cognitive, je dirais que tu as une intelligence relationnelle fort limitée ! »
Ou carrément l’agression psychiatrique : « Je sais ! ta structure psychique paranoïde !... »
Mais si on arrête de rire, un bon « T’es vraiment casse-couilles ! » devrait suffire.

Les vieux diraient tout haut ce que les jeunes pensent tout bas ?
Non ! ce sont des raisons physiologiques qui les mènent à la surdité.

« Les goûts et les couleurs... »
Décidément non ! cette formule est trop nulle .
Essayez plutôt « Les goûts et les odeurs... »

Elle jouit, elle m’aime
je jouis, je l’aime
elle jouit, elle s’aime
je jouis, je m’aime...

Les beaux souvenirs ne sont pas toujours douloureux.

Le bonheur commence avec la joie,
le sentiment de cette joie,
le sentiment qu’elle peut durer
pour peu qu’on s’y attache.
Mais pas nécessairement.

L’alcool délie les langues
mais fait des nœuds avec les méninges ;
on n’est pas très avancé.

Arrêtez d’enfermer vos femmes !
vous ne serez plus obligés de baver devant celles qui sont libres.

Le viol est un meurtre.
Depuis L’Iliade,
nous savons que l’homme vaincu peut être tué
et la femme violée.
Dans les deux cas,
il s’agit bien d’une exécution.

Pas la peine de faire des plans sur la comète
si on n’essaie pas d’en attraper la queue.

Le corps aussi a ses saisons,
ça s’appelle métabolisme ;
et l’esprit également,
ça s’appelle humeur.

Croque la vie à pleines dents
avant qu’elle ne te morde.

« Tirer le Diable par la queue ! »
cette expression interpelle ;
qu’en penses les enfants ?

Le paranoïaque a atteint le fond quand il méfie surtout de lui-même.

L’humour est, dans certaines situation,
la plus sûre mesure de l’intelligence.

« Ceci est mon sang,
ceci est ma chair ! »
théologie : toute la passion du digest.

On se demande toujours
si les gens beaux n’ont que leur beauté à offrir :
préjugé qui ne laisse que rarement de graves séquelles...

La culpabilité a été inventée
par des frustrés
qui finissent par emmerder
ceux qui vivent tranquillement leurs désirs.

Métro parisien :
chacun tripote son téléphone mobile
comme s’il s’agissait d’un chapelet ;
sauf que Dieu parfois
s’y exprime.

L’anxiété se nourrit de ce qu’elle peut :
du fait-divers au regard,
un retard, un souvenir,
une couleur de peau...

La nuit est rarement si absolue
que la lumière du jour ;
la lune vient s’y glisser
et les étoiles s’amusent à y consteller.

Un sourire peut être amical
mais pas forcément ;
j’attends toujours la suite
pour le renvoyer.

Le blanc c’est la virginité
mais aussi le vide abyssal ;
le noir c’est l’inquiétude
ou la page blanche et libre de la nuit ;
le rouge est tout autant le meurtre que la couleur de la vie ;
le vert sied à la fois aux écolos, aux soldats et aux chasseurs ;
quant au bleu, tout ciel lumineux qu’il soit,
il peut nous balancer ses affreux coups de blues...
Tout est dans tout, mon cher Vincent !
et ça vaut aussi pour les couleurs.

Le temps ne suspend pas son vol ;
ce n’est pas un hélicoptère.

« Il ne leur manque que la parole ! »
Mais saurions-nous entendre ce qu’elles ont à nous dire ?

« Le cœur sur la main » ;
vision morbide.

La nuit est rarement si absolue que la lumière du jour ;
la lune vient si glisser, toujours si fascinante ;
puis les étoiles,
qui s’amusent à consteller.

En droit, tous les egos sont des égaux ;
en psycho, c’est autre chose.

« Beau comme un sou neuf » ;
mais en euros, ça fait combien ?

Leçon d’arithmétique à l’école des petits voleurs :
« Qui vole un œuf vole un bœuf,
qui vole six œufs vole six bœufs,
etc ».

Je m ’aime tellement
que je me paie le luxe de me détester.

« La note est salée !
- Sûr qu’il se sucre ! »

Je croyais rendre la vie avec légèreté ;
finalement, c’est plutôt elle qui me prend à la légère ;
voire une certaine désinvolture. 

Les paroles s’envolent, dit-on,
les plus graves comme les plus volages ;
sauf qu’elles vont se nicher au plus profond de l’âme,
d’où elles agissent sur l’être
à la manière d’un destin.
Je sais, on l’a déjà avant moi,
mais le fait de le redécouvrir par soi-même...

Quand le ciel grelotte, il secoue son manteau ;
ainsi tombe la neige, par monts et par vaux.

Sensible au regard de l’autre
sans être dépendant.

La plupart du temps,
les empires s’effondrent sans se dissoudre ;
ils restent des empires virtuels.

Aucune lumière artificielle n’égale la lumière solaire ;
à l’aube, le ciel recouvre la totalité de l’univers,
comme ça, d’un coup ;
quel technicien de génie serait capable d’un tel miracle ?

On peut prier de mille manières
Dieu, le destin,
souvent soi-même.

Les gens qui rient sont parfois plus sympathiques
que les gens qui pleurent ;
mais ils sont souvent plus agaçants. 

« NI A VOILE NI A POILS » :
slogan de circonstance qui ne souhaite pas juger du choix des femmes,
mais qui voudrait insister que ce « choix » se fait presque toujours sous le pouvoir de l’oeil masculin :
inquisitorial ou lubrique !
rarement amical ou indifférent.

L’orgueil authentique ne se voit pas :
il est le regard de soi sur soi,
en toute intimité.

Les imberbes ne peuvent pas faire de naturisme,
parce qu’ils ne peuvent se mettre à poil

On dit « avoir » honte
mais « être » fier ;
d’où vient ce changement de statut ?

Qui aime bien châtie bien ;
qui aime énormément châtie énormément...

Je me pardonne si souvent,
je peux bien pardonner aux autres.

Cesse de courir après le temps,
il te rattrapera bien assez tôt.

Le schizophrène a un temps d’avance sur la physique moderne :
il peut vivre simultanément dans des espaces-temps différents.

La nostalgie arrive toujours trop tard.


Ecce Homo 2

TOMBER AMOUREUX : soit on trébucher et on se relève,
soit on s’écrase

MOURIR D’AMOUR : ou mourir tout court ?
quel choix !

MOURIR D’AMOUR (2) : je ne sais pas si on meurt d’amour,
mais on meurt sûrement de ne pas être aimé

DROGUE : si l’amour est une drogue,
ta cure est un enfer

PEAU : avoir quelqu’un dans la peau,
ça reste épidermique

PAPILLON DE NUIT : l’amour c’est comme un papillon de nuit,
on a beau connaître le danger,
on est dangereusement attiré

CAPRICES : après les caprices du désir
il y a les caprices du cœur ;
autant dire qu’on n’est pas sorti d’affaire

AILES : on dit que l’amour donne des ailes
et quand il a du plomb dans l’aile ?

APPETIT : il paraît que l’appétit vient en mangeant ;
pour l’amour, ça reste à voir


L’amour en 50 leçons 2


Que je me tourne vers le monde ou regarde ma propre histoire, c’est l’étonnement qui domine. Tour à tour sérieuse (aphorismes), lyrique (poésies, chansons), facétieuse (fables) ou surréaliste (contes, pastiches), mon écriture a finalement la même orientation que mon travail de plasticien. Quant à mes petits textes théoriques, ils plaident pour une écologie humaniste, tout à la fois critique et tolérante. Pour moi finalement, de toutes les manières possibles, la réflexion n’ira jamais sans l’imagination : proprement infini, le couple réflexion/ imagination ne s’arrêtera jamais, proposant sereinement un projet, une pensée, loin de tout dogmatisme. Le tout, bien-sûr, dans la délectation de l’art et de l’écriture. Mais si la réflexion est patiente, la forme qu’elle peut prendre peut être séquentielle : « le cinéma a inventé le court-métrage, moi j’invente le court-lettrage ».

+ Bonus

Lectures, poésies,
chansons, etc


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